Le Courrier de l’UNESCO (juillet-septembre 2011) : « Changer le monde : comment s’y prennent les jeunes »

vendredi 2 septembre 2011
 Laure PESKINE

Le Courrier de l’UNESCO, magazine en ligne en sept langues, peut être utilisé pour les cours d’arabe, anglais, chinois, espagnol, FLE, portugais et russe.


L’Année internationale de la jeunesse (aout 2010 - aout 2011) aura été plus révolutionnaire que prévu. Début 2011, les jeunes se sont révoltes en Tunisie et en Egypte, puis le mouvement a gagné d’autres pays de la région, réveillant aussi des pays européens comme l’Espagne. Ailleurs dans le monde, les jeunes se mobilisent pour des causes aussi variées que les moyens qu’ils emploient. Beaucoup plus engagés qu’on avait tendance à le croire, les jeunes ont décidé de prendre les choses en main. Et dans ce numéro du Courrier, ce sont eux qui ont pris la parole pour s’exprimer sur leurs préoccupations et actions.

-  Si différents et si semblables, Monique Coleman
Championne de la jeunesse des Nations Unies, l’actrice et chanteuse américaine Monique Coleman, 31 ans, est chargée de sensibiliser le public sur le dialogue et la compréhension mutuelle, thèmes principaux de l’Année internationale de la jeunesse (août 2010-août 2011). Et elle compte bien aller au-delà des déclarations, pour donner réellement la parole aux jeunes, et leur permettre d’exprimer leurs idées et leurs opinions.

-  Un acte de survie, Emna Fitouri
Le soulèvement de la jeunesse tunisienne en janvier 2011 représente aux yeux de l’étudiante Emna Fitouri plus qu’une révolution : c’était une question de vie ou de mort pour une jeunesse au bord de l’asphyxie. Dans ce témoignage, Emna recadre le rôle joué par internet dans le soulèvement, évoque quelques-unes des raisons profondes de la révolte et raconte sa traversée de l’enfer.

-  Révolution mobile, Gigi Ibrahim
Dans le feu de la révolution égyptienne de janvier 2011, une jeune fille mobilise les foules sur Facebook et Twitter, informe les internautes à travers le monde, organise des rassemblements dans les rues, agite des banderoles... le téléphone mobile toujours à portée de main. Gigi Ibrahim, 24 ans, incarne le modèle de la révolutionnaire arabe « génération high-tech ». Ses compatriotes descendus dans la rue n’avaient pas tous un ordinateur chez eux, loin de là. Et pourtant les médias sociaux ont joué un rôle crucial dans l’organisation de cet épisode historique qui est en train de changer la face du monde, pas seulement celle du monde arabe.

-  Le printemps des indignés, Alfredo Trujillo Fernandez
Depuis le 15 mai, l’Espagne vit dans un climat de manifestations et de protestations qui a surpris une bonne part de l’opinion publique mondiale. Devant ce « Movimiento 15-M » – ou plus simplement ces « indignés » – on reste perplexe : que peuvent-ils bien vouloir ? L’Espagne n’est-elle pas un pays avancé et démocratique, sans commune mesure avec la Tunisie ou l’Égypte ? À bien y regarder, pourtant, on s’aperçoit que nombre d’Espagnols pensent qu’ils ne parviennent pas à faire entendre leur voix et que le système établi leur refuse tout simplement un avenir. C’est pour cet avenir que les jeunes ont décidé de se battre.

-  Il était une fois la jeunesse...
Un an après Mai 68, Le Courrier de l’UNESCO avait consacré un numéro à la « Jeunesse 1969 », à cette « jeunesse en colère », à cette « génération du refus et de l’enthousiasme », au « malaise de la jeunesse dans différentes parties du monde ». Par bien des aspects, « les déchaînements soudains de la jeunesse contestataire » de 1968 ressemblent à ceux du « printemps arabe » de 2011. Ces quelques extraits de l’article « Aux prises avec la société » nous en convaincront.

-  La jeunesse tchèque a son mot à dire, Mathieu Ponnard
« Kecejme do toho ! » (Mêlons-nous en ! ) est un projet initié par trois jeunes Tchèques. Leur but : donner à leurs concitoyens de 16 à 26 ans l’opportunité d’exprimer un point de vue sur des questions qui les concernent directement. Un laboratoire d’idées et une réelle avancée démocratique pour la jeunesse tchèque.

-  Obami mon ami, Barbara Mallinson
C’est en 2008 que la jeune Sud-Africaine Barbara Mallinson a donné naissance à Obami, devenu entre-temps un super copain de classe des écoliers de son pays. Ni Blanc, ni Noir, Obami est virtuel et il veut contribuer à une meilleure qualité de l’éducation pour assurer une meilleure qualité de vie. Sa conceptrice raconte son histoire

-  Les armes miraculeuses, Serge Amisi
Nous sommes en 1997. Un petit garçon travaille dans les champs avec ses frères. Des hommes armés assaillent les lieux. Ses frères aînés courent plus vite que lui. Il est enlevé. On lui enfile un uniforme, on lui fait fumer du chanvre, on lui donne une arme, on lui ordonne de tirer. Il le fait, comme on joue à la guerre... Son nom est Serge Amisi, il a aujourd’hui environ 25 ans, il ne connaît pas l’année exacte de sa naissance. Démobilisé à la mort de Laurent- Désiré Kabila, en 2001, Serge est déboussolé. La réinsertion dans la vie civile s’annonce difficile, mais le hasard fait qu’il se découvre une vocation d’artiste. Elle lui permet de recouvrer sa liberté intérieure. Il commence une nouvelle vie. Aujourd’hui Serge entend aider ces 200 à 300 mille enfants soldats à travers le monde à en faire autant. Il danse avec ses marionnettes, il fait de la sculpture, il écrit : pour lui, pour eux, pour nous tous.

-  Plus fort qu’une bombe, Nate Marshall
Faire communauté là où, pour les générations précédentes, s’affirmait la ségrégation, propulser le génie artistique et la parole des jeunes sous le feu des projecteurs, combler le silence de l’incompréhension... Ce sont quelques-unes des réussites du tournoi poétique au nom retentissant de Louder Than a Bomb, qui réunit depuis dix ans les poètes en herbe de Chicago.

-  Chacun rêve différemment, mais...
Bien qu’ils viennent de pays différents, qu’ils exercent des métiers différents et parlent des langues différentes, ils ont beaucoup de choses en commun : la jeunesse, l’art, l’envie de tisser des liens entre les cultures. Jusqu’à très récemment, ils ne se connaissaient même pas entre eux : l’UNESCO les a réunis. Ils ont été désignés « Jeunes artistes pour le dialogue interculturel entre les mondes arabe et occidental ». Parmi eux, Betty Shamieh (États-Unis/Territoire palestinien occupé), Merlijn Twaalfhoven (Pays-Bas) et deux représentants du groupe Talent 2008, Ingebjørg Bratland (Norvège) et Majd Shahin (Territoire palestinien occupé) ont répondu à nos questions. Ils partagent avec nos lecteurs leurs convictions, projets et passions.

-  Étoiles au clair de lune, Carol Natukunda
Afrique, chômage, bidonville : un cocktail létal conduisant irrémédiablement des adolescentes ougandaises à se vendre et à se détruire. Jusqu’à ce qu’une bande de jeunes décide de prendre les choses en mains.

-  La jeune sughar du Balouchistan, Khalida Brohi
La conviction qui habite Khalida Brohi se lit instantanément derrière ses yeux clairs et son sourire chaud et inimitable. Qui croirait pourtant que ce menu brin de fille, née dans une tribu au fin fond du Balouchistan, province du sud-ouest du Pakistan, ait pu devenir, à 16 ans, l’apôtre de la lutte contre des traditions meurtrières séculaires ?

-  Une révolution qui ne dit pas son nom, Hiroki Yanagisawa
Cela faisait un moment que la jeunesse japonaise commençait à s’interroger sur les bienfaits d’une société obsédée par la croissance économique. Quand le séisme et le tsunami ont frappé le pays en mars dernier, des voix se sont élevées en faveur d’un profond changement du système de valeurs, qui donnerait la priorité au bien-être social et à la solidarité.

-  Rebelles et pour cause, Jens Lubbadeh
En 1992, Severn Cullis-Suzuki n’avait que 12 ans lorsqu’elle a prononcé son célèbre discours au Sommet de la Terre des Nations Unies à Rio de Janeiro. « Vous ne savez pas comment réparer la couche d’ozone. Vous ne savez pas comment ramener le saumon dans les eaux polluées. Vous ne savez pas comment ramener à la vie des animaux désormais éteints. Et vous ne pouvez pas ramener les arbres des zones qui sont maintenant des déserts. Si vous ne savez pas comment réparer tout ça, s’il vous plaît, arrêtez la casse ! » Près de vingt ans plus tard, l’intervention de Severn Cullis-Suzuki n’a pas été oubliée. Elle fait même un carton sur YouTube. « La jeune fille qui a fait taire le monde pendant six minutes », dit le titre de la vidéo qui, aujourd’hui encore, continue de vous prendre aux tripes.

-  C’est ça ou rien, Zhao Ying
En décembre 2009, à Copenhague, au Danemark, d’étranges médecins abordent les passants, leur proposant un bilan de santé et des ordonnances. Leur attitude tranche avec l’image qu’on se fait des vieux et doctes médecins chinois dont ils portent la tenue traditionnelle. Et pour cause : ils ne sont pas plus médecins que les passants ne sont malades. Mais le diagnostic qu’ils portent sur notre planète est bien réel.

-  La vie à vélo, Ruth Pérez López Un beau matin, au tout début de cette année 2011, une trentaine de jeunes assiègent l’avenue Santa Margarita à Zapopan, municipalité de l’État de Jalisco, au Mexique. Ils fixent une machine de traçage à un tricycle de transport et c’est parti ! En fin de matinée, une ligne blanche borde l’avenue sur cinq kilomètres de long, des pictogrammes de vélo sont dessinés au sol, des panneaux de signalisation attachés aux poteaux.

-  Archi écolo, Carlos Bartesaghi Koc
Qu’est-ce qui peut servir à la fois de réservoir d’eau, de site d’hivernage, d’abri, d’igloo, de moulin à eau, de canot et de radeau ? Difficile de trouver la réponse, n’est- ce pas ? Pourtant, la chose existe, elle est fabriquée avec des bouteilles en plastique et des câbles de récupération, et elle s’appelle écocylindre. Son inventeur, le jeune architecte de 26 ans Carlos Bartesaghi Koc, raconte pourquoi il a inventé cet engin, parmi bien d’autres

-  La révolution : un haut fait de civilisation, Khaled Youssef
Qu’il puisse être l’auteur de films ayant préparé le terrain à la révolution égyptienne de janvier 2011 est une accusation qu’il ne nie pas et un honneur qu’il ne revendique pas. Pour Khaled Youssef, coréalisateur avec Youssef Chahine du Chaos (2007), le « printemps arabe » traverse les générations et les frontières. Il livre ici sa vision des événements et de leurs conséquences sur l’échiquier des arts, de la société et de la politique internationale.

- L’UNESCO accueille, Hillary Clinton, Ban Ki-moon, Shashi Tharoor, Forest Whitaker...


Les archives complètes du Courrier, depuis le premier numéro publié en 1948, sont disponibles en ligne. Consulter les archives.

Les articles peuvent être reproduits à condition d’être accompagnés du nom de l’auteur et de la mention « Reproduit du Courrier de l’UNESCO », en précisant la date. Consulter les conditions d’utilisation.


Le Courrier de l’UNESCO juillet-septembre 2011

JPEG - 40.7 ko

L’éditeur spécialiste de l’enseignement des langues Découvrez nos ouvrages en allemand, anglais, espagnol et FLE !
 
SILC - Spécialiste du Séjour Linguistique depuis 47 ans
 
ESL – Séjours linguistiques : Grand choix d’écoles de langues de qualité. Plus de 20 langues sur les cinq continents.