DLF et multilinguisme

samedi 2 décembre 2006

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

À l’occasion de son assemblée générale annuelle tenue le 30 novembre 2006 à Bruxelles, la section Bruxelles-Europe de l’association DLF (Défense de la langue française) a réaffirmé son attachement à la diversité linguistique de l’Union européenne et tenu à rappeler aux institutions européennes, en particulier à la Commission, le principe de l’égalité des langues officielles des États membres. Le multilinguisme est non seulement une obligation qui incombe aux institutions au titre des traités, mais aussi et surtout une obligation morale et une marque de respect vis-à-vis des citoyens de l’Union.

La section Bruxelles-Europe de DLF ne sous-estime nullement les contraintes de coût et d’organisation qu’imposerait le multilinguisme intégral appliqué à toutes les situations de communication externe et interne des institutions européennes. Pour elle, le respect des principes est parfaitement compatible avec le choix de modalités permettant la mise en œuvre du multilinguisme dans la pratique quotidienne des institutions. A côté du régime de multilinguisme intégral requis, à titre d’exemples, dans les débats du Parlement européen ou sur les grands sites Internet des institutions, elle préconise un multilinguisme « à géométrie variable », qui impose de faire un choix pragmatique et raisonnable des diverses combinaisons linguistiques en fonction des types de communication. La section récuse toutefois tout laxisme linguistique consistant dans le choix d’une langue de communication unique, qui reviendrait, par exemple, à promouvoir indûment la langue anglaise au rang de lingua franca de l’Union européenne, comme le laisserait supposer la dérive observée dans la pratique de certaines institutions et, par effet de mimétisme, de certaines organisations européennes de la société civile.

Ce faisant, DLF Bruxelles-Europe continuera de s’employer pour que la langue française reste l’une des grandes langues de communication des institutions européennes. Dans ce contexte, elle exige le maintien des ressources en effectifs et en moyens budgétaires allouées aux services de traduction et d’interprétation des institutions européennes, qui sont les garants par excellence du respect du principe de l’égalité des langues de l’Union.

Par ailleurs, DLF Bruxelles-Europe se félicite que l’Union européenne, en particulier la Commission, encourage, au titre de sa compétence de coordination et d’appui, la promotion du plurilinguisme dans les politiques d’apprentissage des langues menées par les États membres (« langue maternelle + deux »).

Enfin, DLF Bruxelles-Europe continuera de rechercher la collaboration et les synergies avec les organisations internationales et nationales, tant officielles que de la société civile, notamment en Belgique, en Italie, en Allemagne, en Roumanie et en France, qui oeuvrent pour la diversité culturelle et linguistique, au premier rang desquelles se place l’Organisation internationale de la francophonie.

Claire GOYER, présidente
Roger VANCAMPENHOUT, président

DLF Bruxelles - Europe
1313 E Chaussée de Waterloo, 1180 Bruxelles
bxl-europe@skynet.be www.langue-francaise.org


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