La note de la présidente - n°2/2018 des « Langues Modernes », par Françoise Du

samedi 16 juin 2018

Pour l’APLV l’école doit contribuer à préserver la richesse de la diversité linguistique qui permet l’accès au monde du travail et la culture. Comme les réformes en cours à tous les niveaux d’enseignement ne donnent pas pour le moment suffisamment de garanties à ce sujet, l’APLV met toute son énergie pour contribuer par tous les moyens (concertation dans les instances officielles, actions communes avec d’autres associations…) à la prise en compte de cette dimension essentielle.
Ce premier trimestre 2018 a été riche en rencontres et échanges sur le grand chantier de la réforme du lycée. La concertation est un point positif et j’espère que ces rencontres contribueront à revaloriser l’enseignement des langues vivantes étrangères et régionales, à leur donner la place qu’elles méritent dans un monde globalisé et propice aux échanges, que ce soit en Europe ou sur tous les continents.
En mars les instances ministérielles nous ont sollicités à plusieurs reprises. Le 13 mars Françoise Du et Jean-Marc Delagneau ont été reçus au Comité Supérieur des Programmes par Madame Souad Ayada pour évoquer les contenus des prochains programmes de langues étrangères et régionales au lycée. Nous avons déploré la faiblesse des horaires en langues et demandé aussi plus de cours de langues dans les filières économique et scientifiques qui auront besoin d’utiliser les langues vivantes étrangères dans leur vie professionnelle, alors que le projet de réforme associe principalement les langues vivantes aux filières à dominante littéraire.
Le 30 mars Jean-Luc Breton et Françoise Du ont été reçus en audience par Madame Isabelle Bourhis, conseillère auprès du Ministre de l’Éducation Nationale avec des revendications similaires au niveau des enseignements en langues étrangères. Un des points essentiels est aussi l’importance du culturel dans l’apprentissage des langues, mission devenue impossible en deux heures de cours par semaine. L’APLV a demandé aussi au ministère la création de postes d’enseignants en langues dites « rares », pour lesquelles les professeurs en fin de carrière ne sont pas remplacés. La certification en langues, un des points forts de cette réforme, a été également évoquée. Nous avons insisté sur le fait que cette certification ne pouvait être confiée à des organismes privés et qu’il fallait créer une procédure d’évaluation publique, adossée aux programmes au niveau national, réalisée par les enseignants à tous les niveaux de l’enseignement du primaire à l’université.
Le 25 avril Françoise Du et Jean-Luc Breton ont été reçus à la représentation en France de l’Union Européenne. Jean-Marc Delagneau représentera l’APLV le 15 mai lors d’un entretien avec Madame Anne-Sophie Barthez, conseillère de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, suite à notre courrier sur les attendus de l’enseignement supérieur pour les lycéens souhaitant s’y inscrire.
Je souhaite à tous les adhérents et lecteurs de la revue un bon moment lors de la lecture de ce numéro sur la thématique des troubles du langage et de la communication.
Je renouvelle mon souhait d’accueillir de nouveaux adhérents dans notre association pour faire vivre l’APLV. Je remercie aussi nos collègues qui travaillent dans l’ombre et assurent le fonctionnement du site et de la revue.